New Jersey: des forets de pylones, des petits bosquets de grues, des bouts d’autoroute pas finis les entrailles a l’air comme des charognes de betons et d’acier. Il y a une odeur dans ces faubourgs, de plastique et de misere.
Astella, une fois au volant, s’avere etre un chauffard ordinaire, qui double par la droite sur l’autoroute et insulte ceux qui osent la ralentir (nous verrons plus loin ou cela nous menera).
Il a plu tout du long, par grandes giclees imprevisibles, il etait temps de partir vers le sud.
Et puis nous on s’en foutait parce qu’on etait au chaud avec de la bonne musique (merci encore Hector pour les compiles, franc et unanime succes) : Ya riait de retrouver des airs connus, Stella de ne rien y comprendre.
On etait presque arrivees, on chantait et on dansait, quand Astella a dit, d’un air incredule, ‘is that the cops pulling us over?’ Et la, comme dans les films, la sirene, le gyrophare (et Ya triomphante: “je vous avais bien dit qu’ils sortent de nulle part”), un gros flic qui met son chapeau avant de sortir de la voiture et de s’avancer, la main sur le revolver, jusqu’a notre voiture (qui j’ai oublie de l’annoncer, n’est PAS rouge, mais d’un tres beau bleu nuit, merci Hertz). Stella se recroqueville sur son siege, rougit et s’excuse, le flic se penche et prend sa plus grosse voix pour nous demander papiers et caetera, en faisant tout repeter a la desormais minuscule et ecarlate Stella sous pretexte qu’il ne l’entend pas. Il repart avec son permis. Je fais des blagues, Ya rit un peu, Stella pas du tout. Puis le gars l’appelle sur son haut-parleur, conciliabule, Stella dehors qui grelotte (il caille dans ce pays de cons) le flic dedans qui reprimande, gentiment cette fois. Resultat, une amende de 75 dollars qu’on payera peut etre sachant que ladite Stella quitte definitivement l’Amerique dans un mois.
A Washington DC, on dort chez Aaron, un ami de Jazon (Big Up Jazon (pour les nouveaux le vrai nom de Jazon est Jason, mais comme son prof d’ancien francais a Columbia s’obstine a franciser tous les noms, et qu’il aime les films kitsch et moyenageux, il est devenu, et il demeure, Jazon)). Aaron travaille pour le jeune depute de Georgie, et nous fait donc non seulement le tour commente de la ville mais aussi de l’interieur des batiments gouvernementaux. A l’assemblee, les toilettes des dames sont carrelees d’un rose criard, les couloirs sont hauts et resonnent, mais surtout il y a ce passage souterrain qui relie tous les batiments, sur les parois de ce glauque boyau alternent tuyaux gigantesques (plomberie ou, comme dans Brazil, systeme de communication par air comprime), et collection d’oeuvres d’art plus ou moins reussies.
Apres une breve visite a Lincoln, toujours assis dans son sanctuaire, et apres avoir decouvert avec etonnement que le sommet de la fameuse obelisque clignote dans la nuit, pour prevenir les avions (ou les extra terrestres, ai-je immediatement ajoute), un bon vieux cheeseburger des familles et au lit.
Maudou
Astella, une fois au volant, s’avere etre un chauffard ordinaire, qui double par la droite sur l’autoroute et insulte ceux qui osent la ralentir (nous verrons plus loin ou cela nous menera).
Il a plu tout du long, par grandes giclees imprevisibles, il etait temps de partir vers le sud.
Et puis nous on s’en foutait parce qu’on etait au chaud avec de la bonne musique (merci encore Hector pour les compiles, franc et unanime succes) : Ya riait de retrouver des airs connus, Stella de ne rien y comprendre.
On etait presque arrivees, on chantait et on dansait, quand Astella a dit, d’un air incredule, ‘is that the cops pulling us over?’ Et la, comme dans les films, la sirene, le gyrophare (et Ya triomphante: “je vous avais bien dit qu’ils sortent de nulle part”), un gros flic qui met son chapeau avant de sortir de la voiture et de s’avancer, la main sur le revolver, jusqu’a notre voiture (qui j’ai oublie de l’annoncer, n’est PAS rouge, mais d’un tres beau bleu nuit, merci Hertz). Stella se recroqueville sur son siege, rougit et s’excuse, le flic se penche et prend sa plus grosse voix pour nous demander papiers et caetera, en faisant tout repeter a la desormais minuscule et ecarlate Stella sous pretexte qu’il ne l’entend pas. Il repart avec son permis. Je fais des blagues, Ya rit un peu, Stella pas du tout. Puis le gars l’appelle sur son haut-parleur, conciliabule, Stella dehors qui grelotte (il caille dans ce pays de cons) le flic dedans qui reprimande, gentiment cette fois. Resultat, une amende de 75 dollars qu’on payera peut etre sachant que ladite Stella quitte definitivement l’Amerique dans un mois.
A Washington DC, on dort chez Aaron, un ami de Jazon (Big Up Jazon (pour les nouveaux le vrai nom de Jazon est Jason, mais comme son prof d’ancien francais a Columbia s’obstine a franciser tous les noms, et qu’il aime les films kitsch et moyenageux, il est devenu, et il demeure, Jazon)). Aaron travaille pour le jeune depute de Georgie, et nous fait donc non seulement le tour commente de la ville mais aussi de l’interieur des batiments gouvernementaux. A l’assemblee, les toilettes des dames sont carrelees d’un rose criard, les couloirs sont hauts et resonnent, mais surtout il y a ce passage souterrain qui relie tous les batiments, sur les parois de ce glauque boyau alternent tuyaux gigantesques (plomberie ou, comme dans Brazil, systeme de communication par air comprime), et collection d’oeuvres d’art plus ou moins reussies.
Apres une breve visite a Lincoln, toujours assis dans son sanctuaire, et apres avoir decouvert avec etonnement que le sommet de la fameuse obelisque clignote dans la nuit, pour prevenir les avions (ou les extra terrestres, ai-je immediatement ajoute), un bon vieux cheeseburger des familles et au lit.
Maudou


6 Comments:
OUAIS! Déjà les flics! Yael me l'avait dit aussi! "Ils sortent de nulle part!"
hector
OUAIS! Déjà les flics! Yael me l'avait dit aussi! "Ils sortent de nulle part!"
hector
but what the hell are you doin' in new-jersey ? probably the most terrific dead end of the east. must be the reason those cops stopped you : some kind of advice...
DiGi (toutes sortes de bisous à toutes)
Ah cet Hector et sa musique, quel garçon merveilleux !
ouais ben... à Lens aussi y'a des flics, des friches industrielles et des frites...pas de quoi faire bisquer tout le monde.
C'est ça, éclatez-vous!
"pilloux" quand même
euh dans l'ordre, Salut Hector le plus beau
Digi on t'aime et on pense a toi parce que mes compiles qui dechirent elles sont la grace a tout ce que tu m'as laisse sur mon ordi
Paps, 'merveilleux' est un euphemisme lorsqu'il s'agit d'Hector Gomart, et oui je me suis remise a fumer
Flojo, Big Up Sister, on crane meme pas mais ca me fait plaisir que u suives nos aventures
Et aussi, Jane et Klem Much Luv To You 2...
M.
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