8 mai
Au Texas, on passe devant d’immenses raffineries et l’odeur d’essence nous prend à la gorge. Depuis qu’on a quitté la Louisiane, le temps s’est couvert. Nuages lourds et pluie épaisse. Ca sent l’orage. Du coup on a changé la BO, c’était Charles Aznavour avec le soleil, maintenant c’est du bon vieux Hip Hop ‘Naughty by Nature’. (by the way, Merci Olive pour le CD de Hip Hop bilingue tout chelou ! et aussi no problemo pour la mission spéciale...).
SPECIAL MESSAGE POUR GAB (de la part de Stellou):
« Si tu n’organises pas la teuf du siècle, je m’enferme chez toi et je danse toute seule »
En fait le Texas, c’est comme l’Irak : en plus de produire des dictateurs mégalos, c’est désert, avec des raffineries et de gigantesques pipelines.
Sur la route on voit toutes sortes d’animaux morts, plus ou moins écrabouillés : vautours, chiens, écureuils. La plaque de chocolat que l’on avait emportée de New York et rangée dans la boite à gants en cas de coup dur est toue fondue.
On a pique-niqué sous les arbres et dans les piaillements d’une multitude d’oiseaux invisibles.

En rejoignant l’autoroute, cette suggestion, sur une grande pancarte noire : « Are you tired of losing ? Try Jesus Christ ».
A la Nouvelle Orléans, le jasmin et les lauriers sont en fleurs, ainsi que les magnolias, sous lesquels on trouve parfois de grosses chenilles velues. Il y a des chats vagabonds et meme des hérons gracieux. Pour rejoindre notre logis, on doit traverser une vieille voie ferrée bordée de grands tas de cailloux où jouent les enfants, et sur laquelle passent parfois, dans de grands sifflements, de longs trains vides.
Hier on a croisé successivement un jeune type qui trainait sa contrebasse sur un chariot, une jeune femme en vélo son verre à la main. Et aussi cette mise en garde, sur la porte d’une maison, au détour d’une rue silencieuse :

Dans le journal, après la rubrique nécrologique, et avant le programme télé, il y a la liste des églises selon les religions (lutheran, anglican, baptist, christian science, etc...) et parfois de la pub, du style ‘Fatigué des chrétiens traditionnels ? Venez chez nous !’, et le nom d’une sous-secte quelconque.
Maudou
Au Texas, on passe devant d’immenses raffineries et l’odeur d’essence nous prend à la gorge. Depuis qu’on a quitté la Louisiane, le temps s’est couvert. Nuages lourds et pluie épaisse. Ca sent l’orage. Du coup on a changé la BO, c’était Charles Aznavour avec le soleil, maintenant c’est du bon vieux Hip Hop ‘Naughty by Nature’. (by the way, Merci Olive pour le CD de Hip Hop bilingue tout chelou ! et aussi no problemo pour la mission spéciale...).
SPECIAL MESSAGE POUR GAB (de la part de Stellou):
« Si tu n’organises pas la teuf du siècle, je m’enferme chez toi et je danse toute seule »
En fait le Texas, c’est comme l’Irak : en plus de produire des dictateurs mégalos, c’est désert, avec des raffineries et de gigantesques pipelines.
Sur la route on voit toutes sortes d’animaux morts, plus ou moins écrabouillés : vautours, chiens, écureuils. La plaque de chocolat que l’on avait emportée de New York et rangée dans la boite à gants en cas de coup dur est toue fondue.
On a pique-niqué sous les arbres et dans les piaillements d’une multitude d’oiseaux invisibles.

En rejoignant l’autoroute, cette suggestion, sur une grande pancarte noire : « Are you tired of losing ? Try Jesus Christ ».
A la Nouvelle Orléans, le jasmin et les lauriers sont en fleurs, ainsi que les magnolias, sous lesquels on trouve parfois de grosses chenilles velues. Il y a des chats vagabonds et meme des hérons gracieux. Pour rejoindre notre logis, on doit traverser une vieille voie ferrée bordée de grands tas de cailloux où jouent les enfants, et sur laquelle passent parfois, dans de grands sifflements, de longs trains vides.
Hier on a croisé successivement un jeune type qui trainait sa contrebasse sur un chariot, une jeune femme en vélo son verre à la main. Et aussi cette mise en garde, sur la porte d’une maison, au détour d’une rue silencieuse :

Dans le journal, après la rubrique nécrologique, et avant le programme télé, il y a la liste des églises selon les religions (lutheran, anglican, baptist, christian science, etc...) et parfois de la pub, du style ‘Fatigué des chrétiens traditionnels ? Venez chez nous !’, et le nom d’une sous-secte quelconque.
Maudou


3 Comments:
ah là là encore un user name et unpassword que je vais forgetter aussi sec!
j'aime votre humour à toutes les deux, c'est un délice de vous suivre comme ça
pourquoi Ya ya ne blogue-t-elle pas???
tes grands parents "ne comprennent rien", ne voient pas les dates, ont du impirmer les 25 pages du site...bref ils font le voyage aujourd'hui de retour sur Paris
j'ai l'impression que l'on n'a pas beaucoup de place pour les commentaires, c'est la démocratie à l'américaine.
je regrette que vous n'ayiez pas eu la même impression que moi de ce cimetiére
A l'époque je ne buvais pas encore donc ce ne sont pas les vapeurs de l 'alcool qui m'avaient fait y voir un lieu féérique , de tombes blanches et décorées sur pilotis
ici la commémoration du 8 mai m'agace à la folie non seulement parce qu'on oublie les quelques 50 000 morts algériens que la France a faites ce jour là mais surtout parce qu'on oublie de dire que l'engagement américain ne s'est fait que parce qu'ils étaient menacés par les japonais et le succés n'est arrivé que parce que les communistes à l'est et les résistants partout se sont fait tuer, y compris sous les yeux et au su des armées de libération mon cul
que dirais tu si je te disais que je pars pour Kinshasa trois ans à partir de la rentrée si clement a son bac????
tu es la seule à qui je parle de ce projet (aléatoire as usual)???
1 - c'était plus proche de 15 000 que de 50 000
2 - non, c'est pas la seule à lire ce blog !
les filles, je n'aurais que quelques mots : vous êtes des amours, c'est tout.
le père spleen c'est pas que du hipihop, c'est aussi du beau tout simple : genre la 4, "bitches on the ground", elle démonte
bises
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