stellou

Thursday, May 12, 2005

10 mai
On est arrivées à El Paso à la nuit tombante, lumières à perte de vue dans l’immensité du désert. Après une Corona et un steak à la Mexicaine, on s’est trouvé un motel. Quand j’ai rejoint Stella au comptoir, elle m’a dit ‘j’ai deux bonnes nouvelles : il y a internet dans la chambre, et en plus, il s’appelle Hector’ en jetant un oeil au réceptionniste. J’ai regardé son badge, et, sous le coup de l’émotion, je suis resortie aidé Ya à décharger, toute rouge et un grand sourire au lèvres. HAHAHA, non mais quelle idiote !

On s’est levées avant l’aube pour tracer vers le désert et les canyons. Au fur et à mesure, le paysage s’est hérissé de blocs rougeâtres, argile sculpté par les vents, failles, volutes, courbes et arrêtes se succèdent comme un immense jeu de pâte à modeler.

Au pays Navajo, les gens vivent dans des maisons toutes faites, qu’ils achètent et qu’on leur pose comme ça, au milieu de la plaine. La plupart se déglinguent très rapidement, et en réalité les seuls batiments qui tiennent debout sont les églises.

Au pays Navajo, on voit des gens marcher sur les bords des routes, et aussi des détritus balayés par le vent.

On se perd en voulant prendre un raccourci vers le canyon, et on s’arrete au Bureau de Recensement Navajo. Là, une vieille indienne nous demande d’où on vient, puis, tout sourire, nous dit ‘pas étonnant que vous soyez perdues, moi si j’étais à New York, je serais sûrement perdue aussi.’

Maudou

1 Comments:

Anonymous benoit said...

oui, vraiment , quelle idiote !

:-)

:-)

12 May, 2005 22:30  

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